Aller au contenu
Ta box personnalisée dès 34 €/mois · −15 % sur ta 1re boxFais ton diagnostic
PROTOKOL
← Journal

Mélatonine : 1 mg, et pas à n’importe quelle heure

La seule allégation d’endormissement autorisée en Europe. Sa condition d’emploi est précise — et c’est justement ce que la plupart des produits ratent.

Rédaction Protokolvérifié le

Une exception réglementaire

Dans tout le registre européen, la mélatonine est la seule substance à porter une allégation directement liée à l’endormissement. Aucune plante, aucun minéral, aucun acide aminé n’en dispose — c’est ce qui rend le rayon « sommeil » aussi bavard et aussi vague.

Deux allégations lui sont autorisées, reproduites ci-dessous, chacune avec sa propre condition d’emploi.

Allégations autorisées — texte du registre

« La mélatonine contribue à réduire le temps d'endormissement. »
Mélatonine · ≥ 1 mg par portion, peu avant le coucher.
« La mélatonine contribue à atténuer les effets du décalage horaire. »
Mélatonine · ≥ 0,5 mg, le premier jour de voyage et les jours suivants.

La condition d’emploi fait partie de l’allégation

C’est le point que la plupart des produits manquent. L’allégation sur l’endormissement n’est utilisable que si deux conditions sont réunies : la portion apporte au moins 1 mg, et l’information de prise « peu avant le coucher » accompagne le produit.

Un produit dosé à 0,3 mg ne peut pas porter cette allégation, même s’il contient bien de la mélatonine. Un produit correctement dosé mais silencieux sur le moment de prise ne satisfait pas non plus complètement la condition.

Pour le décalage horaire, le seuil descend à 0,5 mg, avec une prise le premier jour de voyage et les jours suivants à l’arrivée.

Pourquoi « plus » n’est pas « mieux »

La condition d’emploi fixe un seuil minimal pour pouvoir communiquer. Elle ne décrit pas une relation dose-effet croissante, et il serait faux de la lire ainsi.

La mélatonine est une hormone dont la sécrétion naturelle est de l’ordre du dixième de milligramme. Les dosages élevés qu’on trouve hors d’Europe relèvent d’un cadre réglementaire différent, où elle est parfois vendue comme médicament. En Belgique, un complément à base de mélatonine reste soumis à des limites de dose fixées par la réglementation nationale.

À noter · La mélatonine n’est pas anodine : elle est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, chez l’enfant sans avis médical, et interagit avec plusieurs traitements. Ce n’est pas une tisane.

Ce qu’elle ne fait pas

L’allégation autorisée porte sur le TEMPS D’ENDORMISSEMENT — la durée entre le moment où l’on se couche et celui où l’on s’endort. Elle ne porte ni sur la durée totale du sommeil, ni sur sa qualité, ni sur les réveils nocturnes.

C’est une distinction utile au moment de choisir : pour quelqu’un qui s’endort vite mais se réveille à trois heures du matin, la mélatonine ne répond pas au problème posé, et aucune allégation européenne ne prétend le contraire.

Questions fréquentes

Combien de temps avant le coucher ?

La condition d’emploi dit « peu avant le coucher », sans préciser davantage. L’usage courant se situe autour de trente minutes à une heure avant. Le point réglementaire important est la proximité avec le coucher, pas la minute exacte.

Peut-on en prendre tous les soirs ?

La question relève de l’avis d’un professionnel de santé, pas d’un article. Ce qui est réglementaire : les allégations sont formulées pour un usage lié au coucher, sans durée maximale précisée, et l’étiquetage doit rappeler de ne pas dépasser la portion recommandée.

Mélatonine et magnésium ensemble ?

Les deux portent des allégations distinctes et cumulables si chacun atteint sa condition. Mais elles ne visent pas la même chose : l’endormissement pour l’une, le fonctionnement du système nerveux pour l’autre.

Les références concernées

Sources

Uniquement des textes réglementaires et des registres publics, consultables par n’importe qui. Aucune référence bibliographique n’est citée sans avoir été vérifiée : sur un sujet santé, une source fausse coûte plus cher que pas de source.

  1. Règlement (UE) n° 432/2012

    Établit la liste des allégations autorisées autres que celles portant sur la réduction d’un risque de maladie, avec leurs conditions d’emploi.

  2. Commission européenne — EU Register of nutrition and health claims

    Base consultable de toutes les allégations autorisées et rejetées. C’est la référence qui permet de vérifier, mot pour mot, ce qu’un produit a le droit d’affirmer.

  3. Règlement (CE) n° 1924/2006

    Fixe le cadre : une allégation de santé n’est licite que si elle est autorisée. Interdit toute allégation de prévention ou de traitement d’une maladie.

  4. Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire

    Contrôle la mise sur le marché des compléments alimentaires en Belgique, y compris la notification préalable des produits.

Notre méthode

Aucune allégation de santé n’est rédigée par nous : chaque phrase de ce type est reprise mot pour mot du registre européen. Un actif sans allégation autorisée est présenté sans allégation — jamais avec une formulation adoucie.

Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Cette page est informative et ne constitue pas un avis médical. En cas de traitement, de grossesse ou d’allaitement, demande l’avis d’un professionnel de santé.

Corpus vérifié le

Et pour toi, quelle dose et quelle forme ?

Le diagnostic croise tes contraintes, tes apports et tes objectifs, puis compose un protocole dosé — et te dit pourquoi chaque ligne y figure.

Faire le diagnostic
Fais ton diagnostic — 2 min